Ne m'attends pas.

Du creux des vagues au fond des ports.

24 octobre 2008

Le gouvernail a foutu l'camp.

Navigue. Navigue les garanties ont été déchirées, malencontreusement pour sûr, navigue. On voguera les yeux fermés, priant pour que les flots laissent passer quelques souffles, priant notre océan détaxé, assurément, qui laisserait glisser quelques soupirs quelques navires, on voguera. Les yeux fermés pour avaler le vent, fermés pour mieux redessiner les voiles et l'horizon, l'horizon avant tout, les yeux fermés et puis le vent. Navigue. On filera c'est insolent, dos à la mer et méprisants, on ne méprise pas les flots on les invente. Il n'y a pas de lignes, le gouvernail en moins compte sur le vent qui trace et qui se joue de l'insolence. Navigue on ne sait où, le gouvernail a foutu l'camp ferme les yeux, on vogue.

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