Ne m'attends pas.

Du creux des vagues au fond des ports.

04 novembre 2008

L'atmosphère et l'effroi.

Parlons du froid, parfois, celui qui m'habille de soubresauts et qui ne nous ment pas, parfois. Ici j'ai froid juste parfois juste un sursaut de temps en temps parlons du bleu royal de l'atmosphère habille-toi de ce froid-là. Ils vont tous croire à de vagues outils façon décharges électriques entre deux mers ils auront tort, ici parfois c'est juste froidement insolent.

Qui parle de mensonges qui parle d'à peu près je te confie les trois degrés restants histoire d'écouter en deux temps le bruit de la pluie sur les vagues, paraît que c'est redondant comme musique mais tu sais c'est juste magistral, plus rien à voir avec le froid celui qui, parfois. On m'imaginera maquillée d'un sourire figé mais je n'ai pas froid jusqu'à eux, jusqu'à ces sourires inexistants que ramassent souvent en hiver les jeunes filles qu'on a désincarnées. Je n'en suis pas, c'est un outil vaguement électrifié qui ne sera nocif que pour le froid ambiant et, magistral. Deux fois.

Je ne fige pas mes sourires je les orchestre, il y a les navires instables qui se succèdent sous nos pieds, les navires que personne n'a cru bon de nommer, ils se succèdent il transportent le froid, le mien, le tien, la glace surtout. Ils n'ont pas de noms ce  sont des chapitres sans titre ces navires-là tu les dirais abandonnés évidemment et, personne ne leur a apposé la moindre syllabe je les dirais soupirs, alors. Des soupirs électrifiés. Mais dans ce froid, dans ce froid-là, on croirait bien que je me glace sur des aveux statiques et consciencieux, de quelles comptines pensez-vous parler, vous, au juste, non ne soyez pas dupes les mains des filles désincarnées qui ramassent leurs larmes ne me font pas trembler.

Le froid égoïste des soubresauts lui c'est un froid de possession, tu sais, il dit tribord ce n'est pas lancinant c'est saccadé, ce sont les flots qui s'agitent qui s'excitent, de quoi éteindre tous les caprices du monde sauf les miens, moi je me couche et je triche sur des bateaux anonymes qui n'en finiront pas de me glacer.

Posté par etlesmarins à 12:35 - Elle. - Commentaires [0] - Permalien [#]

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