<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Ne m&apos;attends pas.</title><link>http://sansgouvernail.canalblog.com/</link><description>Du creux des vagues au fond des ports.</description><language>fr</language><lastBuildDate>Mon, 09 Nov 2009 11:44:49 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Quand vient la nuit.</title><dc:creator>etlesmarins</dc:creator><link>http://sansgouvernail.canalblog.com/archives/2008/11/28/11546509.html</link><category>Elle.</category><comments>http://sansgouvernail.canalblog.com/archives/2008/11/28/11546509.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://sansgouvernail.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/11546509/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://sansgouvernail.canalblog.com/archives/2008/11/28/11546509.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;courier new, courier, mono&quot;&gt;C&apos;est une mis&#xe9;rable cantatrice qui s&apos;est cach&#xe9;e ce soir &#xe0; l&apos;arri&#xe8;re du bateau. Elle n&apos;a pas grand chose d&apos;autre que ses mains dans ses poches, elle les enduit de cr&#xe8;me toutes les quarante-trois minutes. C&apos;est une femme mis&#xe9;rable dont un homme disait autrefois elle a les yeux d&apos;une cantatrice, la femme en attendant s&apos;est trouv&#xe9;e recroquevill&#xe9;e &#xe0; l&apos;arri&#xe8;re du bateau, elle ne sait pas chanter ce soir les marins indiscrets la regardent tanguer sur ces mains qui se cognent l&apos;une &#xe0; l&apos;autre comme des notes de musique mal balay&#xe9;es.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette mis&#xe8;re se lit dans ce qu&apos;il reste de ses yeux c&apos;&#xe9;tait un choix, celui d&apos;appartenir &#xe0; des fant&#xf4;mes &#xe0; cet homme qui la disait cantatrice parce qu&apos;il ne la regardait pas vraiment. Il y a toujours le capitaine et ses minutes personnelles le capitaine n&apos;a jamais r&#xe9;ussi &#xe0; d&#xe9;compter toute une minute une minute enti&#xe8;re de perplexit&#xe9;, c&apos;est un capitaine ce n&apos;est pas un fant&#xf4;me ce soir &#xe0; l&apos;arri&#xe8;re du bateau, il regarde. La fausse cantatrice se sait mis&#xe9;rable et fragment&#xe9;e, elle se sait obnubil&#xe9;e par les quarante-trois minutes suivantes et c&apos;est s&#xfb;rement l&apos;explication du sourire affol&#xe9; que parviennent parfois &#xe0; dessiner ses l&#xe8;vres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle s&apos;est cach&#xe9;e ce soir &#xe0; l&apos;arri&#xe8;re du premier bateau de la file et c&apos;est pour ensevelir le silence qu&apos;elle prend soin de ses mains d&#xe9;traqu&#xe9;es, &#xe0; l&apos;abri d&apos;une lumi&#xe8;re qui meurt qui mourra sous peu, se dit-elle. Les marins lui murmurent enj&#xf4;leurs de vieux r&#xe9;cits abrupts et mis&#xe9;rables eux aussi, les marins ne la regardent pas mais cette fois-ci elle le sait, la mis&#xe9;rable cantatrice n&apos;est qu&apos;un personnage de plus sur un bateau qui ne fait que passer.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 28 Nov 2008 10:59:19 GMT</pubDate></item><item><title>L&apos;atmosph&#xe8;re et l&apos;effroi.</title><dc:creator>etlesmarins</dc:creator><link>http://sansgouvernail.canalblog.com/archives/2008/11/04/11228128.html</link><category>Elle.</category><comments>http://sansgouvernail.canalblog.com/archives/2008/11/04/11228128.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://sansgouvernail.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/11228128/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://sansgouvernail.canalblog.com/archives/2008/11/04/11228128.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;courier new, courier, mono&quot;&gt;Parlons du froid, parfois, celui qui m&apos;habille de soubresauts et qui ne
nous ment pas, parfois. Ici j&apos;ai froid juste parfois juste un sursaut
de temps en temps parlons du bleu royal de l&apos;atmosph&#xe8;re habille-toi de
ce froid-l&#xe0;. Ils vont tous croire &#xe0; de vagues outils fa&#xe7;on d&#xe9;charges
&#xe9;lectriques entre deux mers ils auront tort, ici parfois c&apos;est juste
froidement insolent.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;courier new, courier, mono&quot;&gt;Qui parle de mensonges qui parle d&apos;&#xe0; peu pr&#xe8;s je
te confie les trois degr&#xe9;s restants histoire d&apos;&#xe9;couter en deux temps le
bruit de la pluie sur les vagues, para&#xee;t que c&apos;est redondant comme
musique mais tu sais c&apos;est juste magistral, plus rien &#xe0; voir avec le
froid celui qui, parfois. On m&apos;imaginera maquill&#xe9;e d&apos;un sourire fig&#xe9;
mais je n&apos;ai pas froid jusqu&apos;&#xe0; eux, jusqu&apos;&#xe0; ces sourires inexistants
que ramassent souvent en hiver les jeunes filles qu&apos;on a d&#xe9;sincarn&#xe9;es.
Je n&apos;en suis pas, c&apos;est un outil vaguement &#xe9;lectrifi&#xe9; qui ne sera nocif
que pour le froid ambiant et, magistral. Deux fois.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;courier new, courier, mono&quot;&gt;Je ne fige pas mes
sourires je les orchestre, il y a les navires instables qui se
succ&#xe8;dent sous nos pieds, les navires que personne n&apos;a cru bon de
nommer, ils se succ&#xe8;dent il transportent le froid, le mien, le tien, la
glace surtout. Ils n&apos;ont pas de noms ce&amp;nbsp; sont des chapitres sans titre
ces navires-l&#xe0; tu les dirais abandonn&#xe9;s &#xe9;videmment et, personne ne leur
a appos&#xe9; la moindre syllabe je les dirais soupirs, alors. Des soupirs
&#xe9;lectrifi&#xe9;s. Mais dans ce froid, dans ce froid-l&#xe0;, on croirait bien que
je me glace sur des aveux statiques et consciencieux, de quelles
comptines pensez-vous parler, vous, au juste, non ne soyez pas dupes
les mains des filles d&#xe9;sincarn&#xe9;es qui ramassent leurs larmes ne me font
pas trembler.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;courier new, courier, mono&quot;&gt;Le froid &#xe9;go&#xef;ste des soubresauts lui c&apos;est un froid de
possession, tu sais, il dit tribord ce n&apos;est pas lancinant c&apos;est
saccad&#xe9;, ce sont les flots qui s&apos;agitent qui s&apos;excitent, de quoi
&#xe9;teindre tous les caprices du monde sauf les miens, moi je me couche et
je triche sur des bateaux anonymes qui n&apos;en finiront pas de me glacer.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 04 Nov 2008 11:35:00 GMT</pubDate></item><item><title>Le gouvernail a foutu l&apos;camp.</title><dc:creator>etlesmarins</dc:creator><link>http://sansgouvernail.canalblog.com/archives/2008/10/24/11089547.html</link><category>Elle.</category><comments>http://sansgouvernail.canalblog.com/archives/2008/10/24/11089547.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://sansgouvernail.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/11089547/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://sansgouvernail.canalblog.com/archives/2008/10/24/11089547.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;courier new, courier, mono&quot;&gt;Navigue. Navigue les garanties ont &#xe9;t&#xe9; d&#xe9;chir&#xe9;es, malencontreusement pour s&#xfb;r, navigue. On voguera les yeux ferm&#xe9;s, priant pour que les flots laissent passer quelques souffles, priant notre oc&#xe9;an d&#xe9;tax&#xe9;, assur&#xe9;ment, qui laisserait glisser quelques soupirs quelques navires, on voguera. Les yeux ferm&#xe9;s pour avaler le vent, ferm&#xe9;s pour mieux redessiner les voiles et l&apos;horizon, l&apos;horizon avant tout, les yeux ferm&#xe9;s et puis le vent. Navigue. On filera c&apos;est insolent, dos &#xe0; la mer et m&#xe9;prisants, on ne m&#xe9;prise pas les flots on les invente. Il n&apos;y a pas de lignes, le gouvernail en moins compte sur le vent qui trace et qui se joue de l&apos;insolence. Navigue on ne sait o&#xf9;, le gouvernail a foutu l&apos;camp ferme les yeux, on vogue.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 24 Oct 2008 20:36:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>